samedi 20 février 2010

UN, DEUX ...ZERO !

dessin crayons de couleur + encre


On a tous en tête des duos célèbres. ils nous accompagnent depuis la nuit des temps : pas d'Adam sans Eve, de Stasky sans Hutch, de Tic san Tac, de Smith sans Wesson, de Heckel sans Jeckel, de Ping sans Pong, de Dupont sans Dupond, de J sans B.....

Le duo est un tout dont chaque partie se perd dans le miroir de l'autre.

C'est comme ça. Mais est-ce que ça n'est pas pesant de temps en temps?

mercredi 17 février 2010

CINEMA

Dessin crayons de couleur


Cet automne, vu dans la fulgurance d'un rond-point, l'affiche du dernier SAW.
Déjà le sixième volet. Le hic : en français ça fait Saw 6 ! le porc de l'angoisse!


lundi 15 février 2010

BABYLONE

Super flumina babylonis illic sedimus et flevimus
(Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions)
Psaume 136







"Le Petit Chaperon Rouge" par Roxane B.

dimanche 14 février 2010

PREMIER RENDEZ-VOUS



C'était pourtant facile. On s'était donné rendez-vous devant le piquet. On était tellement surs qu'on se rencontrerait qu'on a oublié de préciser l'heure et le jour.
En m'attendant il avait cueilli une fleur. J'avais noué un ruban dans mes cheveux.

On savait que les sentiments voguaient par delà l'Espace et le Temps.

Il était là, dans un jardin de Reims, devant le piquet, au mois de mai 1964.
J'étais là, sous le soleil marocain, devant le piquet, au mois de mai ... 1965.

On a mis presque vingt trois ans à lier l'Espace au Temps de ce premier rendez-vous.
Se faufiler à deux dans les mêmes dimentions c'est une façon de frôler l'Eternité.


dessin crayon et poème d'Aragon "que serais-je sans toi" encre de Chine




vendredi 12 février 2010

OMBRE ET LUMIERE

"Il n'y a pas de soleil sans ombre et il faut connaitre la nuit"
A. Camus (Le Mythe de Sisyphe)


Travail sur l'ombre et la lumière aux Beaux Arts.



j'ai poursuivi l'exercice en reprenant l'oeuvre de Banksy (encre de chine)



jeudi 11 février 2010

VOYAGE EN BALLON




Séance de lâcher de ballons au dessus du pont Neuf la semaine dernière aux Beaux Arts. sur chaque ballon nous avions peint un auto- portrait.
ce qui est frappant sur la photo de groupe c'est le sourire sur chaque visage.
il fallait lâcher la ficelle tous en mêmetemps, regarder tous les visages s’éloigner dans le ciel bleu. Monter puis partir à la découverte du monde. Il y a une réelle euphorie , une joie enfantine pure à regarder s’envoler les ballons.
il se dit que dans le groupe qui nous précédait quelqu'un n'a as pu se résoudre à lâcher son ballon. Toujours difficile de lâcher la main de l'enfant.

jeudi 28 janvier 2010

Please hold the line we are trying to connect you...

Encre de chine et poème d'Aragon "les oiseaux déguisés"

Voilà! Un moment que cette idée de blog me trotte dans la tête. Il fallait sauter le pas.

Gardez la ligne nous allons vous mettre en contact..."Would you please hold the line, we are trying to connect you" c'est le message qu'on entendait en boucle, il y a quelques années, avant internet, sur la ligne téléphonique d'une compagnie aérienne quand on essayait de réserver un billet. L'évasion supposait de déployer une patience d'ange. Passé l'énervement, la phrase s'imprime en vous. "Gardez la ligne" Rester mince? Pêcher? S'aventurer sur les traces de Thésée dans les méandres d'un labirynthe? On avait même le temps de chanter Toto "hold the line, love isn't always on time..." ça durait des heures mais si on ne lachait pas, si on se cramponnait à la promesse du message, promis, on resterait connecté.

Depuis mon inscription aux Beaux Arts, la ligne a pris un sens nouveau.

Un chemin entre le trait et les mots.
Trouver le fil, garder la ligne, surtout garder le contact.

PS: j'ajoute le poème d'Aragon cité dans le dessin ci-dessus

Les oiseaux déguisés

Tous ceux qui parlent des merveilles

Leurs fables cachent des sanglots

et les couleurs de leur oreille

Toujours à des plaintes pareilles

prennent leurs larmes pour de l'eau

Le peintre assis devant sa toile

A-t-il jamais peint ce qu'il voit

Ce qu'il voit son histoire voile

Et ses ténèbres sont étoiles

Comme chanter change la voix

Ses secrets partout qu'il expose

Ce sont des oiseaux déguisés

Son regard embellit les choses

Et les gens prennent pour des roses

La douleur dont il est brisé

Ma vie au loin mon étrangère

Ce que je fus je l'ai quitté

Et les teintes d'aimer changèrent

Comme roussit dans les fougères

Le songe d'une nuit d'été

Automne automne long automne

Comme le cri du vitrier

De rue en rue et je chantonne

un air dont lentement s'étonne

Celui qui ne sait plus prier

L. ARAGON